11.5.08

تحيا سوريا

Quand on s'autorise a tuer les gens, on en porte la responsabilité. Le PSNS et le Liban ont perdu neuf martyrs hier, déchiquetés par leurs agresseurs de la milice sectaire haririenne. Mais ce parti la n'a jamais sombré dans le sectarisme et sait dévisager les seuls coupables, lorsque tout le pays a perdu sens de justice. Nous publions ici leur lettre a Fouad Sanyoura et Saadon Al-Hariri (que l'on peu trouver sur ce lien):


رسالة مفتوحة الى سعد الحريري وفؤاد السنيورة


ان موقفكم السياسي المعادي لمواقف الحزب السوري القومي الاجتماعي هو من صلب العمل السياسي وحق الاختلاف في لبنان.

وقد تدعون ان من حقكم الرد على ما تسمونه اعتداءات من قبل القوميين على ثكنة تلفزيون المستقبل ، بالرغم من نفي قيادة الحزب، فهذا جزء من الجدل السياسي والازمة المستجدة في البلاد.

أما ان يقوم مناصروكم ومجرموكم بمهاجمة مراكز الحزب في كافة المناطق، وقتل العديد من الشباب والتنكيل بهم وتقطيع أطرافهم، وملاحقة الجرحى وقتلهم في المستشفيات، فهذا ما يتجاوز الصراع السياسي وحتى العسكري، الى الاجرام الموصوف والبربرية الهوجاء.

وقد سبق لسعد الحريري بأن أهدر دماء القوميين يوم اتهمهم بتفجير عين علق قبل اي تحقيق، ومن دون أن يعتذر لاحقاً.

إننا نحملكما شخصياً، المسؤولية المباشرة عن هذه المجزرة الجديدة البربرية في حلبا، ونطالبكما بالإعتذار عنها وتسليم القتلة المعروفين منا بالاسماء فوراً، وإلا فالايام بيننا و بينكم، بغض النظر عن أي تسوية سياسية في البلاد، ويمكنكم أن تسألوا رياض الصلح وبشير الجميل، الذين نفذ بهما حكم الشعب قوميون عاديون وبدون الحاجة الى أي قرار من مركز الحزب.

بيروت في 11 أيار 2008

مجموعة الشهيدين محمد سليم وحبيب كيروز

12 commentaires:

shlon a dit…

Sa race, ils ont vraiment achevé le gars À l'HOPITAL?

Dis, c'est pas mal pour les "amoureux de la démocracie et de la civilisation éclairée, celle de la vie" (excuses, j'utilise là les mots d'un expert en la question: le dr. Samir Gaga), de démembrer les cadavres après butage...

alhaqid a dit…

eh oui, habboub, en plus les FSI on contribué a frapper les blessés et n'ont pas intervenu lors de la tuerie.

shlon a dit…

hala2 ni les fsi ni l'armée n'ont intervenu nulle part, il faut dire :)

faut savoir que c'est pas leur truc d'aileurs... leur truc, c'est les mou3ajjanets: mana2iche za3tar, mana2iche au fromage, la7m b3ajeen...

ils sont forts en mou3ajjanets (et en thé), ça je peux te l'assurer de première main... c'est à coups de sandwich au bastorma qu'ils défendront toujours le bon citoyen :) contre les dangers divers qui le guettent (terrorisme, fat7 el islam, étudiants des facultés de gestion, et tous genres de monstres sanguinaires).

Begger a dit…

j'aime bien comment les gens prétendent être objectifs et ne pas prendre parti, tout en utilisant le mot martyre qui dit toute la distinction et résume tout. J'aime bien également leur référence à bechir gemayel et ryad el solh en bas... Ah mais excuse moi, c'est vrai, ce n'étaient pas des "martyrs" dans ton équation à toi.

S.

Begger a dit…

Trêve de charogneries, moi je fais passer le message de thierry meyssan sur cette histoire : ça explique quelques éléments au moins, dont l'arrestation du pote de joumbyu à côté de la maison de nasrallah.

:: Thierry Meyssan*
10/05/08 :: 16:20

Les émeutes de Beyrouth sont un trompe l’œil.

Les émeutes de Beyrouth sont un trompe l’œil. Elles ont été
volontairement facilitées par les États-Unis qui espéraient pousser le
Hezbollah à tuer les principaux leaders du gouvernement. Car seul un
carnage aurait pu justifier une intervention de l’OTAN. Cependant
l’Alliance nationale a fait preuve d’une grande retenue et n’a pas
attaqué le palais du gouvernement. Cherchant à relancer les
affrontements, le Premier ministre de facto a dénoncé les deux seules
personnalités consensuelles aptes à entreprendre une médiation et a
appelé à une contre-grève générale pour créer les conditions de
débordements.
__________________________

En trois jours (7, 8, 9 mai 2008), les cartes ont été entièrement
redistribuées au Liban. Si l’on s’en tient à la propagande de l’OTAN
déversée par les agences de presse occidentale, le Hezbollah aurait
organisé un coup d’État et pris le contrôle de Beyrouth-Ouest. Or,
cette version ne tient pas une minute au regard des informations
transmises par ces mêmes agences de presse. Premièrement, le Hezbollah
a livré de brefs combats contre des intérêts de la famille Hariri à
Beyrout-Ouest, mais s’est immédiatement retiré en passant le relais à
l’armée, il n’y a donc pas eu de prise de contrôle de la ville.

Deuxièmement, un « coup d’État » est une prise du pouvoir par
surprise, mais jamais le Hezbollah n’a tenté de s’emparer du palais du
gouvernement ou de liquider l’équipe gouvernementale. Au contraire, le
Hezbollah, comme d’aileurs toute l’Alliance nationale, continue à
ignorer le gouvernement de facto dont il ne reconnaît pas la
légitimité parce que dénué de base constitutionnelle.

4 ans de crise, dont 18 mois de blocage

Les événements de ces trois jours sont un épisode supplémentaire du
feuilleton ouvert depuis le vote par le Congrès des États-Unis du
Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restauration Act, le 15
octobre 2003. Cette loi, adoptée dans la foulée de l’invasion de
l’Irak, donnait au président Bush un blanc-seing pour lancer une
nouvelle guerre contre le Liban et la Syrie lorsqu’il le jugerait
utile.

J’ai décrit en détail dans L’Effroyable imposture 2 et sur
Voltairenet.org, les plans successifs élaborés par Washington pour
parvenir à ses fins et les nombreux rebondissements politiques et
militaires de ce projet : l’assassinat de l’ancien Premier ministre
Rafic Hariri au moment où il se rapprochait du Hezbollah, la campagne
médiatique pour rendre mensongèrement la Syrie responsable de ce
crime, les élections législatives truquées, le retrait de l’armée
syrienne hors du Liban, la sous-traitance de la guerre par le
Pentagone à Tsahal, l’attaque israélienne et la destruction du Sud du
Liban, la victoire militaire du Hezbollah, enfin le maintien illégal
au pouvoir du gouvernement Siniora et le blocage de l’élection
présidentielle.

Récapitulons un instant les épisodes précédents. Le 11 novembre 2006,
la démission de cinq ministres entraîne la chute du gouvernement au
regard de l’article 95A de la Constitution. Mais le Premier ministre
Fouad Siniora décide de se maintenir au pouvoir. Le putsch est avalisé
par la « communauté internationale » qui y voit la seule solution pour
barrer la route à la coalition conduite par le Hezbollah. Il s’agit en
effet d’un enjeu vital pour l’Empire anglo-saxon : un gouvernement
dominé par le Hezbollah donnerait le signal de révolutions dans le
monde arabe et marquerait la fin inéluctable non pas de l’État
d’Israël, mais du régime sioniste au pouvoir à Tel-Aviv.

Bien que seule légitime à exercer le pouvoir au vu de sa résistance
victorieuse face à l’invasion israélienne d’une part et de son soutien
populaire massif d’autre part, l’Alliance nationale conduite par le
Hezbollah et le Courant patriotique libre s’abstient de marcher sur le
palais du gouvernement. Au contraire, Hassan Nasrallah et Michel Aoun
s’appliquent à faire la démonstration qu’ils feront passer l’unité du
pays avant les intérêts partisans, fussent-ils majoritaires. Cette
extrême retenue s’explique par la crainte d’une nouvelle intervention
militaire directe ou indirecte des États-Unis qui ne manqueraient pas
de s’appuyer sur certains partis politiques minoritaires.

La situation politique s’est inscrite dans la géographie de Beyrouth.
Alors que la famille Hariri avait installé deux grandes tentes sur la
place des Martyrs lors de la « révolution du cèdre » (éphémère version
locale des « révolutions oranges » orchestrées par la CIA), l’Alliance
nationale a planté un vaste campement couvrant l’ensemble du centre
ville et manifestant visuellement le rapport de force. Du coup, les
putschistes se sont retranchés dans le palais du gouvernement, le
Sérail, transformé en forteresse derrière des plots de béton, des murs
de barbelés et des blindés.

Le face à face entre les putschistes et l’Alliance nationale
s’éternise depuis 18 mois, chacun mettant le temps à profit.
Le gouvernement de facto, soutenu non pas par l’Occident comme aime à
le dire la presse anglo-saxonne, mais par les États-Unis, Israël et
l’Arabie saoudite, s’est doté d’un appareil de sécurité. Une police
spéciale a été constituée en salariant les miliciens des Forces
libanaises (parti d’extrême droite du criminel de guerre Samir Geagea)
et en les envoyant se former auprès d’instructeurs US en Jordanie. En
outre, la famille Hariri a créé diverses sociétés de gardiennage, qui
sont autant de milices privées.
L’Alliance nationale a reconstitué l’arsenal de la Résistance avec
l’aide officielle de l’Iran et officieuse de la Syrie comme le
souligne la presse européenne, mais aussi l’aide discrète et continue
de deux membres du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine. Le
Hezbollah a envoyé de jeunes volontaires se former en Iran auprès des
Gardiens de la Révolution et a construit un vaste réseau de lignes de
défense au Sud du pays. Simultanément, le Hezbollah a aidé les autres
composantes de l’Alliance nationale à se militariser et à se
coordonner de manière à pouvoir exercer une résistance commune lors de
la prochaine agression étrangère. Le groupe qui, après le Hezbollah,
dispose des combattants les plus aguérris est aujourd’hui le Parti
social nationaliste pansyrien (PSNS) d’Ali Qanso, dont la presse
occidentale feint d’ignorer l’existence car il se définit comme laïque
et n’entre pas dans l’analyse confessionnelle chère à la pensée
coloniale.

Le mandat du président de la République, Émile Lahoud (proche de
l’Alliance nationale), est arrivé à son terme le 23 novembre 2007.
Refusant de suivre l’exemple de Fouad Siniora et de s’accrocher au
pouvoir, M. Lahoud a quitté ses fonctions à l’heure dite en respectant
les procédures démocratiques.
L’élection de son successeur par le Parlement suppose une majorité
qualifiée, donc un accord entre les deux camps. En réalité, le
gouvernement de facto s’en moque car la fonction présidentielle est
largement honorifique. Son unique préoccupation est de se maintenir
indéfiniment en place. L’Alliance nationale, quant à elle, envisage
cette élection dans le cadre d’un équilibre global qui comprend un
accord sur la représentativité du prochain gouvernement et sur le
découpage des circonscriptions législatives.

À Washington, on estime que vu la faiblesse du soutien populaire au
gouvernement de facto, toute évolution politique ne pourra se faire
qu’à son détriment. Les États-Unis ont donc incité leurs relais locaux
à geler la situation. Le blocage s’est étendu à tous les organes
constitutionnels. Désormais le pays est sans gouvernement légitime,
sans cour constitutionnelle, sans président et sans assemblée
législative (le Parlement n’ayant plus de mandat que pour procéder à
l’élection présidentielle).

Les administrations ne peuvent plus fonctionner. La crise politique a
engendré une crise économique. La misère s’étend. Les gens ne peuvent
survivre qu’avec l’aide de leur famille à l’étranger ou des subsides
des partis politiques. Dans ce contexte, les œuvres sociales du
Hezbollah ont rempli l’espace laissé vacant par un État défaillant.

3 jours de combats sporadiques

Cette situation aurait pu durer encore longtemps, malgré les
souffrances qu’endure la population. Mais la victoire du Hezbollah sur
Israël continue de propager ses effets dans le monde arabe. Ainsi, une
nouvelle génération de résistants palestiniens comme l’Armée irakienne
du Mahdi s’inspirent de son exemple. Washington a donc planifié un
moyen d’en finir.

Comme je l’ai indiqué sur Al-Manar le 18 avril dernier, l’objectif
principal n’est pas d’écraser le Hezbollah (ce qui supposerait une
guerre à plus vaste échelle qu’en 2006), mais de le discréditer en le
forçant à retourner ses armes contre d’autres arabes. Pour ce faire,
Washington a prévu cyniquement de sacrifier ses principaux alliés
politiques au Liban.

Pour s’assurer que cette opération ne dégénère pas en guerre
régionale, la CIA a préalablement éliminé les deux chefs militaires du
Courant patriotique libre et du Hezbollah : François el-Hajj
(assassiné à Beyrouth le 12 décembre 2007) et Imad Mugniyeh (assassiné
le 12 février 2008 à Damas).

Voici le détail de l’opération : dans la nuit du 25 au 26 avril 2008,
des commandos US auraient dû débarquer à l’aéroport de Beyrouth et
tenter d’éliminer Hassan Nasrallah. Qu’ils réussissent ou non, leur
brève action aurait plongé la capitale dans le chaos et poussé les
militants du Hezbollah à prendre à partie le gouvernement de facto et
la famille Hariri. Plus le sang aurait coulé et plus il aurait
justifié une intervention de l’OTAN. L’amiral Ruggiero di Biase,
commandant de la FINUL maritime (la force des Nations Unies) aurait
soudain changé les drapeaux des navires italiens, français et
espagnols de l’Euromarfor et aurait débarqué ses hommes au port de
Beyrouth sous les auspices de l’Alliance atlantique, prétendument pour
secourir les survivants de l’équipe gouvernementale. Tout cela aurait
été accompagné d’une ample propagande dénonçant la violence des
chiites contre les sunnites et faisant perdre son aura au Hezbollah
parmi les masses arabes. George W. Bush serait alors arrivé à Tel-Aviv
pour fêter les 60 ans d’Israël et inviter les « États arabes modérés »
sunnites à s’unir avec l’État juif face au péril chiite.

Washington avait prévu de laisser massacrer ses alliés politiques au
Liban et de ne garder que ses agents opératifs sur l’échiquier. Ce qui
revient à dire, sacrifier le Premier ministre de facto (Fouad Siniora)
et le chef de la famille Hariri (Saad), mais conserver les hommes
orchestres de la CIA : le leader druze Walid Jumblatt, (vice-président
de l’Internationale socialiste) et son bras droit, le très volubile
Marwan Hamade (le ministre de facto des Télécoms).
C’est dans ce cadre que le Hezbollah a arrêté le 26 avril le
représentant du Parti socialiste français à l’Internationale
socialiste dans le quartier Sud de Beyrouth. Le franco-afghan Karim
Pakzad prenait des photos juste à côté du lieu où se trouve le bunker
d’Hassan Nasrallah. Selon le Hezbollah, qui le suspectait d’être un
agent de renseignement participant au soutien logistique de
l’opération US visant à assassiner cheik Nasrallah, il avait sur lui
un appareil d’interception des communications téléphoniques.

L’opération commando ayant été annulée après la découverte de caméras
de surveillance placées à l’aéroport par le Hezbollah, Walid Joumblatt
renversa la situation en accusant Hassan Nasrallah d’avoir préparé une
action militaire pour détruire un avion sur la piste 17 de l’aéroport
utilisée par des personnalités gouvernementales (ce qui n’est pas tout
à fait faux, mais il s’agissait de piéger les commandos US, pas les
membres du gouvernement de facto). Se croyant visé, le Premier
ministre de facto révoqua le commandant de la sécurité de l’aéroport
et annonça qu’il allait démanteler le réseau de communication du
Hezbollah, outil indispensable de la Résistance.

Simultanément, les syndicats ont appelé à la grève générale pour une
revalorisation du salaire minimum, le mercredi 7 mai. Ils ont été
rejoints par les partis de l’Alliance nationale qui ont donné un tour
politique à la grève en réclamant le départ des putschistes.
Sans que l’on sache de quelle manière, des affrontements armés ont
opposé les membres d’Amal (le parti du président chiite de l’Assemblée
nationale) à ceux du Courant du futur (le parti de la famille sunnite
Hariri).
Les troubles se sont étendus dans la capitale, les 8 et 9 mai, à
l’issue de la conférence de presse d’Hassan Nasrallah. L’armée s’est
retirée des quartiers Ouest, qui ont été investis par des militants de
l’Alliance nationale. Ceux-ci ont détruit les bureaux des médias de la
famille Hariri sans que leurs sociétés de gardiennage ne les
défendent, puis ils ont appelé l’armée à revenir assurer la sécurité
publique. Utile précaution, car en vertu de la résolution 1701, la
FINUL ne peut intervenir qu’à la requête de l’armée (donc uniquement
après que celle-ci ait été mise en difficulté).
Les affrontements ont fait 18 morts et de nombreux blessés. Il ne
s’agissait pas de combat en formations rangées, mais plutôt d’une
sorte d’Intifada populaire encadrée par le Hezbollah.

Pendant cette action, les syndicats ont fermé l’aéroport et le port
pour empêcher un éventuel débarquement des forces de l’OTAN.

Le bilan de ces trois jours est mitigé. D’un côté, le Hezbollah n’est
pas tombé dans le piège qui lui était tendu, mais il a mis son doigt
dans l’engrenage. De l’autre, le Courant du futur (famille Hariri) est
apparu pour ce qu’il est : une coquille presque vide.

Samedi 10 mai, le Premier ministre de facto, Fouad Siniora, s’est
adressé à la nation. Comme prévu, il a affirmé avec aplomb avoir
toujours soutenu l’action du Hezbollah contre l’enemi israélien (ce
dont personne ne se souvient), mais ne pas pouvoir accepter qu’il
utilise les armes de la Résistance contre d’autres Libanais. Il a
déclaré ne plus reconnaître à Nabih Berri, le président chiite de
l’Assemblée nationale, la neutralité nécessaire pour servir de
médiateur. Faisant le reproche inverse à l’armée, il l’a réprimandée
pour son non-interventionnisme, ce qui met un terme au caractère
consensuel de la candidature du chef d’état-major, Michel Sleimane.
Enfin, ayant ainsi fermé toutes les portes, il a appelé ses
concitoyens à manifester en silence leur refus de la violence,
dimanche à 10h, dans toutes les rues du pays. Il s’agit évidemment
d’une sorte de contre-grève générale visant à créer les conditions
pour relancer les affrontements et justifier l’internationalisation de
la crise.

Contre toute attente, l’armée a immédiatement répondu au Premier
ministre de facto en refusant de limoger le commandant de la sécurité
de l’aéroport et en s’opposant au démantèlement du réseau de
communication du Hezbollah, considéré comme une arme indispensable à
la défense nationale.

Dans les prochains épisodes, Washington va essayer de faire pression
sur l’armée pour qu’elle sorte de sa neutralité et requière l’aide de
la FINUL contre le Hezbollah. Cela passera probablement par
l’élimination physique de certains officiers récalcitrants. De son
côté, l’Alliance nationale va chercher à pousser son avantage sans se
faire happer par l’engrenage. Elle devrait choisir de faire une pause
pour remodeler une scène politique sur laquelle la famille Hariri est
la grande perdante. Michel Aoun devrait s’attacher à mettre en avant
la composante chrétienne pour invalider la rhétorique du clash chiite-
sunnite et par là même désamorcer le piège états-unien.

Le 19 mai se tiendra la 19e session du Parlement pour l’élection du
président de la République. Plus que jamais, il sera impossible de
dégager une majorité qualifiée.

shlon a dit…

Très lucide version du conspirationniste en chef Thierry Meyssan :)

À part quelques petites maladresses normales pour quelqu'un ne vivant pas au pays du Hoummous et de la Tabbouleh, mais ayant de bonnes sources et un esprit analytique dégourdi, c'est à mon avis exactement ce qui se passe.

Bon ceci m'a cependant l'air d'une charnière un peu collée: "Pour s’assurer que cette opération ne dégénère pas en guerre régionale, la CIA a préalablement éliminé les deux chefs militaires du
Courant patriotique libre et du Hezbollah : François el-Hajj (assassiné à Beyrouth le 12 décembre 2007) et Imad Mugniyeh (assassiné le 12 février 2008 à Damas).
"

Je vois mal comment un François Hajj en vie aurait "régionalisé" la guerre. Encore moins Imad Moghniyeh... Si Hassan Nasrallah connaît les règles du jeu, Mughniyeh n'est certainement pas en reste ;) - pardon, n'EÛT été... -

Anyway, c'est une bonne lecture que tu nous proposes là Begger.

S. a dit…

ahaha, exactement la même remarque que je me suis faite, celle concernant el hajj et moughnieh. Il veut forcément dire quelque chose de pas con, mais j'arrive pas à le voir dans ma boule de cristal.
Ceci dit, il est super bien renseigné. J'aimerais juste savoir qui sont ces contacts au Liban. Il a l'air d'être directement alimenté par le hezb, c'est assez impressionnant, mais du coup, quelle est la marge d'"erreur".
Bref, je ne sais pas ce que al haqid en pensera, je crois que ce n'est pas son journaliste préféré.

S.

gabrielf a dit…

j'aime cette odeur de chair calcinee qui revient chaque 15ans, cette odeur qui berce les souvenirs de mon enfance.

shlon a dit…

eh c obscur :) si ça se trouve, le moghniyeh et le hajj, c'est le Rajol el 7adidiy, et leur union aurait écrabouillé tous les méchants dinosaures sur leur passage...

ils ont, comme qui dirait, emporté leur secret en enfer :)
à la bonne heure..

Gab, wein hel ghaybeh ;) tu te faisais un bbq?

alhaqid a dit…

begger, S., oh la laaa
je ne suis pas objectif et je ne veux pas l'être, cesse de discuter avec toi même.
ceci dit, ton article est long, je te prierais donc de te créer ton propre blog pour le publier et le discuter. Néanmoins c'est une théorie sans preuves intéressante :)

S. a dit…

ouais, jsais qu'il est long, mais vu que ce blog est "amas de merdes individuelles", me suis dit qu'il n'aurait pas de sanctions collectives :P
Ba3déne, ouais begger c'est con comme nom so me suis fait chier hier pour découvrir comment le changer.
J'ai déjà un blog, y'a juste rien dessus encore :D

S. a dit…

For laughs :
http://fr.youtube.com/watch?v=hp69rg6Hdlo