22.10.05

La "majorite" et le hezb

Il est grand temps que les petits de la "majorité" parlementaires, ceux issus de la défunte "opposition plurielle", commencent à bosser intelligemment.

Il est grand temps de finalement virer les vrais freins à la réforme. Et je ne parle pas seulement de notre maître-nageur attitré président général Émile Ier.

L'opposition plurielle a fait l'immense gaffe de::
1) laisser Walid vider son venin - conservé depuis 1991 - à l'encontre de l'autre général, Michel Aoun, ce qui a amputé l'ex-opposition de ses éléments les plus 'purs'
2) laisser le hezb dans le vide, dans l'inconnu, au lieu de lui donner des garanties, sachant que le hezb, durant les périodes obscures, était le seul parti à l'image presque incorruptible, demandant réformes et assainissement.

PETITES PRÉCISIONS::
1) ne pas comprendre 'purs' au sens... pur du terme! Dans ce pays, personne n'est pur, tout le monde a un fond de merde, et des racines profondément ancrées dans la bouse. Le mot 'pur' ici n'a de rapport qu'avec la facette de l'opposition au pouvoir sécuraitaire-militaire post-Taëf, asservi à la grande soeur syrienne. Le CPL, mouvement du général Aoun, était le seul groupuscule à opposer une vraie petite résistance sur le terrain face à la Syrie et à ses marionnettes locales.
2) comme précisé plus haut, personne n'est rutilant et éteincelant de propreté morale, d'éthique et d'idéalisme. Bien entendu, le hezb partique aussi bien que d'autres le clientélisme et le chantage émotif. Mais relativement aux autres pôles du pouvoir, ses leaders ont le mérite de moins afficher leurs bagnoles merco 600 blindées, leur rollex, leurs costumes taillés sur mesure et leurs domaines fleuris.

Pour une percée sur le plan des réformes, il est indéniable que le bloc qui gouverne puisse conserver un semblant de cohésion entre les différentes composantes du peuple libaniais.

Il est donc extrêmement important que::
1) Michel Aoun soit intégré au processus de réformes
2) le Hezbollah soit intégré à la nouvelle majorité, de manière à en faire le principal représentant de la communauté chiite - il est donc bien entendu qu'il FAUT évincer vite fait bien fait Amal, et surtout son chef Nabih Berri, de l'équation.
3) Walid Joumblatt arrête de faire la girouette en plein blizzard
4) Emile Ier, et tous les hideux et moches individus issus de l'ère syrienne soient jugés, mis à l'écart, envoyés en exil, foutus en prison, chacun dépendamment de son crime.
5) Les palestiniens se voient retirer leurs armes, lourdes, légères, à l'intérieur comme à l'extérieur des camps, et qu'ils se voient octroyer des droits humains, civiques, et tout ce que la charte universelle des Droits de l'Homme prévoit comme standrards élémentaires [sinon, en quoi serions nous différents des régimes totalitaristes, ségrégationnistes, aux régimes d'apartheid, à Israël lui-même...]

Il faut virer Amal de l'équation. Amal ne représente plus personne. Nabih Berri doit disparaitre de la vie politique. Il a d'ailleurs assez d'argent pour vivre une retraite dorée en Floride, ou n'imoprte quel autre paradis de son choix.

1 commentaire:

gabrielf a dit…

tout à fait d'accord. Amal dehors, y'en a marre de nabih et de ses ploucs.